Les syndicats CGT et CFDT ont mis en garde vendredi contre d’éventuelles nouvelles dérogations permettant à des enseignes de la zone commerciale Plan-de-Campagne d’ouvrir le dimanche, alors qu’au moins l’une d’entre elles, condamnée cette semaine par la justice, sera ouverte ce dimanche.
"Le préfet a jusqu’au 27 juillet pour prendre une décision quant à de nouveaux arrêtés de dérogation. Il est prévenu que s’il les prenait, nous les attaquerions en justice", a indiqué vendredi Jean-Marc Cavaganra, secrétaire général de l’union départementale CFDT, lors d’une conférence de presse.
L’ouverture dominicale de nombreuses enseignes de Plan-de-Campagne, la plus grande zone commerciale de France, suscite la polémique depuis plusieurs années. Depuis 40 ans, la moitié des 400 enseignes de cette zone, située entre Aix-en-Provence et Marseille, bénéficie de dérogations.
La dernière en date, qui concernait 152 enseignes, se termine le 27 juillet.
La CGT et la CFDT ont annoncé avoir rendez-vous mardi avec le nouveau préfet des Bouches-du-Rhône, Michel Sappin, afin d’aborder la question.
Les syndicats ont également dénoncé "l’abus" des dérogations accordées par les municipalités dans le cadre des "cinq dimanche".
Ainsi, selon la CFDT, la commune des Pennes-Mirabeau a pris un arrêté permettant aux enseignes Fly et Castorama de Plan-de-Campagne d’être ouvertes dimanche.
Ces deux enseignes, ainsi que Conforama et Tati, se sont pourtant vu interdire mardi par le tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence, toute nouvelle ouverture le dimanche, sous peine d’une astreinte de 5.000 euros par salarié et infraction constatée.
Malgré cette décision, "Castorama sera bien ouvert dimanche", a indiqué à l’AFP son directeur Philippe Schwal. "Mais nous ne savons pas si nous allons utiliser l’arrêté pris par le maire des Pennes-Mirabeau".
source AFP